Voilà quelques semaines qu’on se doutait qu’il se passait quelque chose.

Quelque chose de très agaçant, d’assez fatiguant, et un peu irritant : les terrible two se sont emparés de mon bébé.

Ils sont arrivés en fourbe, par derrière, sans crier gare, ma fille elle crie gare quand elle arrive avec ses petits pas d’éléphant ses petits cris stridents.

Son mot préféré du moment est sans aucune hésitation le non, pour les attitudes elle hésite encore entre le caprice et la colère, du coup elle alterne un peu les deux.

Le petit caprice est plus facile à gérer, elle se met en boule par terre 3 minutes et se relève satisfaite.

caprice

La colère c’est tout de suite plus embêtant parce que très bruyant, et agité. C’est pesant.

Pour les nuits, je me dis que ce doit être super drôle de crier d’un coup, il faudrait que j’essaye une fois quand même. Parce que oui, en ce moment, c’est son activité nocturne préférée, remarque elle a bien fait d’attendre que je reprenne le boulot, sinon ce n’était pas vraiment aussi drôle, je pouvais me reposer un peu dans la journée.

Et le non, parlons-en du non.

Mot qu’elle a entendu jeune c’est sûr, non il ne faut pas toucher aux prises électriques, non on ne met pas le papier dans la bouche, ahhhhhh non on ne fait pas caca dès que maman enlève la couche. Finalement c’est peut-être de notre faute alors on lui a dit ce mot trop tôt, peut-être qu’elle se venge de tous ces non qu’on lui a dit (faudra que je pense à me venger un jour moi aussi gniark gniark).

Parfois, le non précède une colère, elle-même suivie d’un câlin.

Ce qui est « marrant » c’est que par contre elle ne supporte pas nos non, qui finisse souvent avec des pleurs et la variante « a dit non papa » ou « a dit non maman » en s’adressant à celui qui n’a pas eu l’audace de lui dire non.

Le non est valable pour tout et n’importe quoi , s’habiller, mettre ses chaussures, manger, se lever, sortir, faire un bisou à sa sœur, aller à la crèche (l’école des bébés passe mieux), ranger les jouets, aller au bain, sortir du bain, …

Seules 3 options résistent : la piscine, le square et le biberon de lait.

J’avoue ces non, m’énerve. Mais j’essaye de ne plus y faire attention, et de gérer ça par le mépris, pour le moment ça fonctionne plutôt pas mal.

Je ne me souviens pas des terrible two de ma grande, et pourtant je sais qu’elle y est passée. Ce qui me rassure c’est que je me dis que finalement on oublie vite !

T’en es où toi avec les Terrible Two ?